Alain Peyrache sensei aïkido répond aux questions

Alain Peyrache sensei dojo aïkido Lyon Tassin Villefranche 69 Bourg 01 Alain Peyrache shihan

Qu'est-ce que la recherche énergétique dans la pratique de l'aïkido ?
Lorsqu'on parle de "L'harmonie des énergies" : de quelles énergies parle-t-on ?

Alain Peyrache sensei aIkido traditionnel agglo Lyon 69

Selon les orientaux tout est énergie même ce qui semble inerte renferme un potentiel énergétique.

Chez l'homme elle a pour siège le "hara" ou "seïka tanden" situé à 3 travers de doigt sous le nombril.

Notre travail va consister en la prise de conscience de cette énergie. À en développer sa circulation à partir du tanden. Cela se fait en permanence pour chaque geste.

On comprend qu'un pratiquant d'aïkido n'a aucun intérêt pour le Tai Chi Chuan ou le Qigong, (qi gong, chi kung) une gymnastique basée sur même principe.

Le terme aïkido comporte le symbole "ki" (énergie) et c'est l'élément de base de notre discipline, puisqu'on va s'efforcer d'utiliser l'énergie du partenaire/adversaire en y adjoignant la notre afin de la canaliser.

C'est ce qu'on retrouve dans cette notion appelée "ki no nagare" courant du ki, "Ki musubi no tachi". Une notion fondamentale et omniprésente dans notre pratique mais difficile à appréhender pour les occidentaux.

Car elle implique nécessairement d'autres notions : la dose d'énergie utilisée, sa direction, la distance et la vitesse d'exécution. Ajoutons à cela la nécessité de placer son corps de façon avantageuse, c'est à dire être bien centré par rapport au partenaire tout en veillant à rester au centre du mouvement, etc...

Ce qui fait dire qu'il suffit qu'une de ces "bases" soit absentes pour qu'une technique soit ratée qu'on pratique l'aïkido du premier soir ou qu'on fasse autre chose que de l'aïkido.

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Quelle est la fonction de la ceinture noire ? À quoi sert-elle ?

Alain Peyrache sensei aIkido traditionnel agglo Lyon 69
Nakazono Sensei

On pourrait résumer en : exploitation de la connerie humaine. Comme un maximum de gens en profite pour manipuler les autres elle va non seulement perdurer. Mais les ceinture de couleur, signe ostentatoire de vanité humaine, a été reprise par des disciplines qui n'ont rien à voir avec les arts martiaux japonais, lutte gréco romaine.

Comme d'habitude, on récupère ce qui marche sans se soucier du ridicule, même si cela n'a aucun sens les pauvres types sont prêts à tout pour avoir l'illusion qu'ils ont un une compétence ; donc du fric à faire pour les gens sans scrupules...

On lui donne dans notre fonctionnement sportif occidental, beaucoup trop d'importance.

La ceinture sert à attacher sa veste et à fixer son hakama, quelle qu'en soit la couleur.

Le système de grades "dans et kyu" a été inventés par le fondateur du judo, pour le sport et adopté par le fils du fondateur de l'aïkido, lui, n'ayant jamais employé ce système de grade. Il s'est d'ailleurs ridiculiser à l'époque aux yeux des vrais maitres d'arts martiaux en inventant ce système de grade.

Certains experts, Tadashi abe, Nakazono etc, élèves du fondateur ont rejeté ce système pour l'aïkido... Le fils du fondateur et ses successeurs n'avaient qu'une idée : "l'argent"...

Pour faire fortune, il suffit d'exploiter la bêtise humaine, le contraire de la discipline développement de soi-même...

Lorsque ces grades sont apparus, sous l'impulsion du fils du fondateur Kishomaru Ueshiba qui aurait voulu simplifier ou plutôt caricaturé l'enseignement de son père le fondateur.

Inventer pour le monde sportif et utilisé par des sportifs, cette nomenclature n'a aucune importance pour les pratiquants d'aïkido traditionnel. Cette coquetterie est plus destinée à impressionner les officiels, les gens qui ne pratiquent pas, et sert à certains à prouver une quelconque compétence.

Aucun pratiquant sérieux ne vous demande votre grade. Parce qu'il voit ce que vous valez tout de suite, normal c'est la base d'un art martial : à qui a ton affaire ? Un gars dangereux ou un qui le croit.... Le pratiquant d'art martial n'a pas droit à l'erreur.

Le grade est donc destiné aux incompétents, ceux qui veulent faire croire à leur compétence et à ceux qui croient qu'un diplôme indique une compétence...

Dans les dojos japonais vous pouvez en acheter c'est juste une question de prix... Si des illuminés sont prêts à mettre des sommes folles pour un bout de papier il ne faut pas se priver...

Vous pouviez aussi passer de 10 ème uchi deshi à 5 ème uchi deshi plus honorifique de K Ueshiba selon la somme versée...

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En aïkido ce sont souvent les mêmes techniques qui reviennent.
Est-il possible de pratiquer plus de techniques, et de moins revenir sur celles qui ont déjà été vues pour en apprendre toujours plus ?

Alain Peyrache sensei aIkido traditionnel agglo Lyon 69

Comme dans n'importe quel art martial. La technique n'est pas un objectif mais un moyen, un outil.

Prenons un exemple :
Un mécanicien à des outils pour dépanner une voiture ce qui est son objectif. S'inquiète-t-il d'avoir 200 outils pour faire ce travail alors que 2 lui sont nécessaires ?

Celui qui en aïkido collectionne les techniques et fait des catalogues confond l'objectif avec le moyen pour arriver à cet objectif, ce qui est une très grosse erreur. Le "do" de aïkido signifie la réalisation de soi-même, pour cela on a besoin d'outils donc de techniques. L'outil en lui-même n'apporte rien, il n'a de sens que si l'on sait s'en servir avec efficience. Un couteau est l'outil dont se sert un boucher pour faire un bon steak, le même couteau aux mains d'un assassin n'aura pas le même résultat.

Qualitativement les mêmes bases se retrouvent dans chaque technique, donc en travailler une c'est les travailler toutes.

Principe élémentaire de cohérence : vouloir tout connaitre demande un temps infini, ce dont l'homme ne dispose pas.

Alors plutôt que de consacrer son énergie à collectionner un catalogue de techniques toujours plus fourni, il s'agit d'approfondir et de polir sa pratique.

Même à partir d'un petit nombre de techniques, l'aïkidoka cherchera sans cesse à connaître et maitriser parfaitement sa discipline.

On utilisera alors la diversité du catalogue technique comme un outil (entre autres pour éviter la monotonie), mais ce dernier ne doit surtout pas devenir l’objectif.

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