Aïkido traditionnel :
du fondateur de l'Aïkido Morihei Ueshiba (japon) à Alain Peyrache sensei (Lyon 69 France)


 

Quel est le bon âge pour commencer la pratique de l'Aïkido ?

On peut commencer à 7 ou 8 ans, mais idéalement l’entraînement sérieux commencerait à 15 ou 16 ans.
Du point de vue physique, le corps devient plus robuste et les os sont plus solides à cet âge.
De plus, l'Aïkido contient de nombreux aspects philosophiques, alors à cet âge on commence à acquérir une perspective du monde et de la nature du Budo.
Donc, tout bien considéré, je dirai que 15 ou 16 ans est un bon âge pour commencer l’étude de l’Aïkido.

K.Ueshiba fils du fondateur

Aïkido traditionnel => "une transmission de maitre à élève"


Si cette transmission n'est pas évidente "il ne s'agit pas d'aïkido traditionnel". Mais de marketting, d'un sport, d'une arnaque...

"Aïkido traditionnel" veut dire transmission d'un savoir de maitre à disciples.

La première question que l'on pose au pratiquant d'une discipline traditionnelle : " qui est votre maitre "

Ensuite vérifier dans quel mesure l'enseignement du maitre est respecté...

Le maitre sert malgré lui de caution au n'importe quoi... quand il s'en aperçoit
"Monzen Baraï", le pratiquant est renvoyé...

Ce qui n'existe jamais dans une pratique sportive par exemple... le consommateur est roi pour le business sportif. Ce qui explique qu'une dérive sportive est la pire des choses pour un art martial, il devient alors un sport martial c'est à dire exactement l'inverse...
D'où la volonté du fondateur de l'aikido à ce que son art n'ai rien de commun avec le sport.

Aïkido du fondateur Ueshiba à Alain Peyrache
Pour comprendre ce qui se passe de partout :
"l'évolution de l'aïkido"

Explication du schéma

Il y a dans ce schéma 2 formes de transmission :

  • une forme traditionnelle
  • une forme dédiée au business

La flèche verte

correspond à la transmission de “maitre à élève” :
celle ci respecte l’œuvre du fondateur. Ses élèves étaient des missionnaires qui ont travaillé pour faire connaitre son œuvre sans se préoccuper de l’aspect matériel.

La flèche rouge

correspond à l’exploitation de l’œuvre : celle ci exploite un héritage familial, la transmission d’une entreprise de père en fils, selon les opportunités du moment. Si la mode est au sport et que cela rapporte plus alors on s’oriente vers le sport sans se préoccuper de l’aspect éthique...

Les missionnaires,

c’est à dire les élèves du fondateur disparus ou marginalisés pour les derniers restants (voir à ce propos le déroulement du dernier congrès de Tokyo où s’est clairement illustré le mépris du fonctionnement traditionnel au bénéfice du business, où de vieux maitres laissent la place aux businessmans), ont vu leur travail récupéré par ceux qui exploitent (flèche rouge).

Ne vous fiez pas aux apparences (le schéma ci-contre vous explique pourquoi)

Il existe beaucoup de gens qui prétendent faire de l'aïkido traditionnel, qui se réclament du fondateur de l'aïkido et qui font exactement l'inverse de ce qu'il a enseigné.
Une seule chose vous permet de les éviter : "votre jugement".

 

L'aïkido est l'inverse d'un sport

L'aïkido n'est pas un sport... le sport c'est la dualité... l'aïkido est l'inverse d'un sport, a enseigné le fondateur de l'aïkido.

L'aïkido ne se pratique donc pas dans un "club d'aïkido"
structure sportive reconnue par le ministère de la jeunesse et des sports... Un ministère qui gère les sports comme son nom l'indique... sous la direction de cadres sportifs voire fédéraux ou d'entraineurs.
Le fonctionnement sportif n'a rien à voir avec le fonctionnement d'un dojo traditionnel, c'est même impossible.
C'est une évidence même pour celui qui n'a qu'un neurone.

 


L'aïkido traditionnel, celui du fondateur de l'aïkido, se pratique donc dans un dojo.

Aïkido du fondateur Ueshiba à Alain Peyrache
Pour comprendre ce qui se passe de partout :
"l'évolution de l'aïkido"

L'aïkido traditionnel, celui du fondateur de l'aïkido, se pratique donc dans un dojo. Sous la direction d'un maitre d'aïkido ou d'un uchi deshi du sensei. S'il doit être géré par un ministère c'est celui de la culture comme tous les arts, peinture, musique, etc. C'est pourquoi les premières associations d'aïkido en Europe avaient le mot Culturel dans leur intitulé : ACFA, ACBA, etc...
afin qu'en aucun cas un ignorant ne puisse les assimiler à un sport...

Car les dojos se trouvent dans des lieux sportifs, les tapis sont fréquentés par des arts martiaux sportifs : judo, karaté etc… tout ce qui a des championnats et dont l'objectif est d'obtenir des champions...
L’amalgame est donc vite fait, bien qu'il n'y ait pas de compétition en aïkido ni désir d'avoir des champions...

L'esprit sportif ? tout le monde est au courant des vertus du sport et de son esprit ...
Il suffit de voir les informations sur les derniers scandales financiers et dopages du monde sportif pour comprendre qu'on est à l'opposé dans le monde des arts comme l'aïkido traditionnel...
On comprend ce que cherchent ceux qui en aïkido veulent dénaturer l'aïkido en œuvrant pour que celui-ci devienne un sport.
Un pratiquant d'aïkido traditionnel ne collabore donc pas avec le monde sportif qui ne peut que détruire l'aïkido.
Un des premiers enseignements de l'Aïkido :

  • Respecter sa discipline et éviter de la polluer.
  • Aider ceux qui veulent la détruire par esprit de lucre ou avantages personnels.
  • Savoir où est sa place, pas uniquement sur le tapis.

 


L'Aïkido "un art ou un sport?" le fondateur a été très clair : "un art"

L'Aïkido est une doctrine de non résistance ; dans la mesure où il est non résistant, la victoire est assurée dès le commencement.
- "En Aïkido, il n'y a pas de fin. La voie (do) est sans limite, c'est une fontaine inépuisable".
Morihei Ueshiba, fondateur de l'aïkido

Un esprit résolument anti sportif.
L’opposé d’une "performance sportive" que l’on cerne en 2 minutes même si l’on n’est pas pratiquant simplement spectateur.
Comprendre un art c’est bien différent...

Les 2 faces d'une même chose : "omote-ura"

Comme on le voit sur le schéma à gauche :

  • " il y a "la voie verte" traditionnelle
  • et "la voie rouge" : ceux qui ont dévié et qui font exactement l'inverse

"La voie (do) est comme le fil d'un sabre... un pas de coté et ce n'est plus la voie ..."

O sensei Morihei Ueshiba fondateur de l'Aïkido

Lorsqu'on laisse son entreprise à ses héritiers, ceux-ci ne suivent pas toujours la voie tracée, ils font parfois l'inverse comme en Aïkido.
Il est plus facile de suivre la masse que de la faire évoluer, cela demande beaucoup moins de compétences.

Il y a donc "aïkido" et "aïkido", tout et son contraire avec le même nom.

Il ne faut donc pas se fier à l'étiquette. La base du monde martial : on se fait son idée soi-même sinon tant pis pour vous...

"Si la paume de la main existe le dos de la main aussi ..." apprend-on en aikido traditionnel.

Ce qui étonne toujours le néophyte qui croit au merveilleux monde des bisounours... Les religions qui veulent le bonheur et le salut des hommes sont à l'origine des guerres les plus meurtrières.
On tue au nom de Dieu qui est paix et amour...


Beaucoup d'élèves du fondateur ont quitté l'Aïkikai So Hombu car "on n’y faisait plus de l'aïkido"

.

D'autres n'ont pas eu ce courage... Car il n'y avait pas d'autres solutions.

Aïkido élève du fondateur O sensei Morihei Ueshiba à Lyon 69 Maitre Ueshiba fondateur de l'aïkido enverra ces 3 maitres en France. Ils sont à l'origine de l'Aïkido en France puis en Europe.

Ceux qui vont créer le réseau "Aïkikaï" en enseignant la parole du fondateur étaient prêts à tout sacrifier.
Ceux qui exploitent aujourd'hui ce réseau des pionniers, sont très différents et sans scrupules.
Le fondateur et son enseignement dont ils n'ont rien à faire, ne sont que des arguments de vente destinés à crédibiliser le n'importe quoi qu'ils véhiculent sur toute la planète.

Il ne faut pas oublier que c'est à partir de la France que l'aïkido se répandra en Europe. Parfois plusieurs dizaines d'années plus tard, tout récemment dans certains pays de l'ex Bloc de l'Est soit 1/2 siècle plus tard...

Ce qui explique les énormes lacunes de certains de ces pays venus très tard à la pratique de l'aïkido et qui n'ont connu souvent qu'un aïkido dénaturé. Rien de plus facile que de manipuler des gens non informés dont on glorifie l'égo à coup de grades de judo (le système kyu et dan est une invention du judo, une invention sportive, pas traditionnelle). Détenir les grades c'est contrôler 90% des consommateurs d'aïkido dont la seule ambition est de glorifier par tous les moyens leur égo.

Ils sont prêts à n'importe quoi pourvu qu'on leur dise qu'ils sont "x dan" de développement d'eux-mêmes. Do (objectif de l’aïkido) de aikido veut dire développement de soi-même... et par définition la voie, "le do", la perfection, est une voie infinie... on tend vers le do, vers la perfection sans jamais l'atteindre. Et bien eux sont heureux quand on leur dit qu'ils sont au 1/4 de cette voie infinie.

"Foutage de gueule", "crétinisme congénital" ou ignorance ? La question se pose... mais n'est-ce pas ce que chacun peut constater du fonctionnement sportif ? Il suffit de regarder les infos. Des pratiquants "d'aïkido sportifs" produiront ce que tous les sportifs produisent : scandale financier, corruption. La médaille en chocolat en est le prétexte, le fameux esprit sportif... que tout le monde connait les vertus du sport...

Moriteru Ueshiba ne fait-il pas partie du comité mondial antidopage ?

Il y a donc beaucoup à faire pour ceux qui ont choisi la voie traditionnelle. Nul doute qu’il y aura des étoiles montantes dans cette voie lactée de gens stupides... Mais comme disent les japonais : "la bêtise humaine est une source de profit inépuisable, sinon elle n'a aucun sens…"

Ce qui fait bien sûr sourire les pratiquants qui ont connu l'aïkido à ses débuts, de voir ces pratiquants avec enthousiasme faire de l'aïkido sportif mouture "Moriteru Ueshiba et consorts". Business is business, à l'opposé de l'aïkido du fondateur.