Alain Peyrache "maitre d'aïkido" dojo à Lyon Tassin Villefranche Bourg-01


Un maitre d'aïkido auquel est consacré plusieurs sites

 


Les deshis aïkido européens d'Alain Peyrache sensei (dojo EPA-ISTA)

Les élèves d'Alain Peyrache sensei, comme tout élève d'aïkido traditionnel, parlent de leur maitre : belges, hollandais, français ont créé des sites où ils parlent de leur maitre par exemple.

 


Biographies vidéos, interviews stages aïkido ...


Alain Peyrache shihan enseigne l'aïkido traditionnel

 


Alain Peyrache sensei un maitre d'aïkido
« Alain Peyrache sensei »

Aïkido traditionnel comment le reconnaître ?

Il existe 2 fonctionnements : "le fonctionnement sportif que tout le monde connaît" et le "fonctionnement traditionnel à l'opposé du fonctionnement sportif"

Comme on ne peut pas être à la fois au jour (yang) et dans la nuit (omote) on ne peut pas être sportif et traditionnel ou traditionnel et sportif.
Ceux qui le prétendent car ils visent l’argent du pauvre gogo non informé sont des menteurs voir des escrocs comme ceux qui vous vendent du fromage de soja pour du camembert appellation d’origine contrôlée…

Comme on ne peut pas être à la fois au jour (yang) et dans la nuit (omote)...

On ne peut pas prétendre faire de l’aïkido traditionnel dans un dojo et être un club sportif d'aïkido membre de la fédération xx reconnu par jeunesse et sports qui ne reconnaît que le fonctionnement sportif comme son nom l'indique.

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Car c’est confondre culture et sport.

C’est vrai qu’il suffit de voir quelques sportifs comme certains footballeurs bien connus et brocardés par els humoristes pour cela, pour se rendre compte de leur inculture . S’il sont médiatique on en fera des ministres on aura les voix de leur supporter tout aussi intelligents…

Les « sportifs » n’ont aucun scrupules à le faire persuadé de leur universalité incontournable… Normal on est champion que si l'on écrasé les autres même par des moyens que la morale réprouve : dopage corruption etc...
"Le fameux esprit sportif tant vanté...". Un business hypocrite (on fait croire à ses bienfaits confusion avec l'activité physique qui n'est pas l'apanage du sport) juteux qui rend sourd et aveugle...
Y a-t-il des journalistes de l'activité physique bonne pour la santé ? NON!!! Mais une armé de journaliste sportifs de presses sportives qui vous matraquent tous les jours dans tous les médias, il ne faut donc pas s'étonné qu'après ce lavage de cerveaux la plupart de gens ne voit pas la réalité... confondent activité physique adaptée à soi et sport vaincre au mépris de sa santé et des celles des autres...!

Un club martial sportif de la fédération X… à un "fonctionnement sportif" à l'opposé du "fonctionnement traditionnel". Faire croire que l'on peut faire tout et son contraire est donc une arnaque courante…

Cliquez sur les liens : « arnaques martiales » plus bas vous serez édifié.

Entuber et arnaquer le consommateur en toute impunité est devenu monnaie courante de nos jours le monde industriel nous le démontre tous les jours, mais aussi des fédérations sportives martiales...
Pas étonnant que les fédérations sportives fassent de même.
Certains vous diront même pour se justifier: "puisque tout le monde fait ce serait idiot de ne pas le faire." Ce serait devenu la norme à les entendre.

Connaissez-vous une quelconque fédération sportive plongée dans des scandales à n'en plus finir, (il suffit de regarder les informations à la télévision) s'être fait sanctionner par le ministère de la jeunesse et des sports ?

 


Alain Peyrache sensei un maitre d'aïkido
Alain Peyrache sensei et sa filiation avec le fondateur de l'aïkido

L'aïkido traditionnel est avant tout un fonctionnement :

Voir dans le menu en haut la page "aïkido"

Comme tout ce qui est traditionnel. "Le fonctionnement traditionnel" c'est : "la transmission d'un savoir de maître à élève."
Ce n'est à l'évidence pas le fonctionnement martial sportif où il n'y a pas de maitre et où il n'y en aura jamais.

Club martial sportif = "un sport martial sans maitre"

Où sont les grands maîtres japonais qui ont lancé le judo en France ?
Voyez-vous ces maîtres dans les clubs sportifs de judo ?
Pourquoi ont ils disparus...? Aucun fonctionnement sportif n'y échappe : judo, karaté etc.

Etonnant non..!
C'est pourquoi aucun maitre digne de ce nom collabore avec une fédération sportive ce serait suicidaire...

En savoir plus... »

Non vous voyez qu'une statut en carton de Teddy Riner, des posters de champions mais aucun maître Il y a longtemps que l'on ne salue plus le fondateur du judo au kamiza.
le statut de maître est inacceptable pour le fonctionnement sportif c'est un contre-pouvoir un concurrent pouvoir sportif, toute idée de mettre est donc à détruire pour un sportif.

Le but d'un judoka, d'un karatéka n'est pas de devenir un maître de son art mais un champion on peut faire ce constat dans tous les clubs de judo ou de karaté.

Un dojo japonais a un "fonctionnement traditionnel", à l'inverse d'un club sportif d'arts martiaux européens
qui fonctionne lui selon un "modèle sportif" c'est à dire
exactement à l'opposé du système traditionnel. Vous en avez une splendide dans chaque club de judo de karaté etc...

Dans un dojo l'ego est un problème, un frein à l'évolution on progresse ensemble... la pratique sportive est à l'opposée devenir le meilleur le champion écraser les autres, l'ego le centre de la motivation...
là aussi l'inverse;..

Vous verrez donc très souvent des clubs sportifs martiaux vous proposer un enseignement traditionnel??? il s'agit d'une arnaque classique.

Le traditionnel est à la mode c'est donc pour les fédérations sportives un argument de marketing afin de tromper le consommateur potentiel, il n'est pas question de perdre un client.

Donc le club martial sportif appartenant à la fédération X… reconnue par le ministère de la jeunesse et des sports comme l'indique cette reconnaissance il s'agit d'un fonctionnement sportif, d'où la reconnaissance du ministère des sports qui imposent ce fonctionnement, sinon pas de reconnaissance.

L'enseignement traditionnel est donc facile à reconnaître, il est du domaine du culturel jamais du sportif.

Le modèle sportif industriel voir moderne a toujours détruit le modèle traditionnel de partout même en Orient exemple la médecine occidentale à détruit de partout la médecine traditionnelle (Le business des labos).

Dans le monde de l'éducation en France par exemple "l'éducation nationale" et autres établissements d'enseignements privés qui fonctionnent sur le même modèle ne sont pas des méthodes d'éducation ou d'apprentissage traditionnelle ...

On n'y fait d'ailleurs pas d'éducation mais de l'instruction… là aussi le terme est impropre.

Le compagnonnage qui existe toujours à un fonctionnement traditionnel: le compagnon(l'élève) se forment auprès d'un Maître.

Difficile à gérer, impossible à contrôler pour un État démocratique qui veut tout contrôler, donc toléré démocratie oblige liberté d'association, d'idées etc.

là aussi les sportifs ignorent totalement le mot démocratie, persuadé d'être incontournable et la seule voie possible du haut de leur ego ce qui est bien normal puisque le sport a pour objectif de porter l'ego à son maximum : « devenir un champion » le seul, l'unique, le meilleur du monde. Il est donc normal que ce conditionnement sportif façonne intellectuellement tout individu pratiquant un sport dans le même sens. Le pire c'est qu'ils ne s'en rendent même pas compte.
Mais comme disait Coluche :

"Les sportifs, le temps qu'ils passent à courir, ils ne le passent pas à se demander pourquoi ils courent.
Et après on s'étonne qu'ils soient aussi cons à l'arrivée qu'au départ."

Coluche
Sans aucun effet à ce jour sur le moindre coureur à pied.


Aïkido articles et interviews Alain Peyrache dans les revues d'arts martiaux

 


Alain Peyrache sensei un maitre d'aïkido
« Le fondateur de l'aïkido toujours présent dans les cours d'Alain Peyrache »

Aïkido journal publie des articles et interviews d'Alain Peyrache

Voir un article d'aïkido journal
Interview aïkido journal »
  • Un article très complet où le journaliste interview Alain Peyrache sur l'aïkido en France.
  • Alain Peyrache est connu pour répondre franchement à toutes les questions qu'on lui pose "la langue de bois ce n'est pas son truc". Ce qui fait qu'on le déteste ou qu'on l'apprécie c'est selon les points de vue.
  • L'interview prévu initialement pour une demie heure s'est transformée en une interview de 8h résumée en 34 pages.
  • Une aubaine pour le journaliste qui avait enfin des réponses à des questions qu'il posait depuis des années à tout le monde. Ceci explique cela.
Pour bien comprendre un complément : voir l'historique aïkido sur la région de Lyon
historique aïkido Lyon et sa région »
Comment et par qui a été développé l'aïkido à Lyon et dans la région Rhône Alpes.
Là aussi un bon moyen de comprendre l'ambiance régionale.
Une chronologie à voir sur le portail régional de l'aïkido Lyon Rhône Alpes

Articles aïkido dans une revue Belge Aïkidoka Magazine

Comme cet interview de 2007

Aïkido interview »

Articles aïkido censurés La censure prive le pratiquant de certains article sur l'aïkido

Aïkido Business oblige au "politiquement correct"

Arnaquer le pratiquant c'est malheureusement trop fréquent dans le monde martial

Le but d'une revue c'est de vendre un maximum... Pour cela tout est bon... Donc quand ça dérange on ne publie pas...

Il n'y a que le lecteur qui pense qu'il va apprendre quelque chose en lisant un livre ou une revue...

Un article qui dérangeait le demandeur. Fort de café lorsqu'on demande l'avis de quelqu'un c'est qu'on est prêt à l'entendre, la démonstration que ce n'est pas le cas pour les revues d'arts martiaux...

Il s'agit de uniquement de conforter la ligne éditoriale de quelqu'un qui utilise la revue à des fins personnelles très discutables.
Les auteurs sont là juste pour cautionner...

Les revues d'art martiaux n'informent pas:
elles vivent du business martial pire elles en sont l'origine

Rien n'est moins fiable qu'un article sur l'aïkido dans une revue d'arts martiaux

On m’a demandé d’écrire un article pour cette revue en évitant « les polémiques ». La demande est donc clairement d'écrire un article politiquement correct sur certains aspects de l'Aïkido, aspects que tout le monde connaît et pour lesquels tout le monde aurait le même avis. Éviter la polémique c’est donc, si l'on se réfère aux définitions du terme, éviter d'exprimer un avis contraire. Pourquoi alors me demander mon avis ?
À part dire que l'Aïkido est formidable, c'est d’ailleurs pour cela que j'ai choisi de l'étudier, je ne vois pas d'autre sujet où les pratiquants pourraient avoir le même avis sur leur discipline. C'est d'ailleurs l'essence même d'un art et l' Aïkido est un art martial, chacun exprimant dans l' Art sa sensibilité, son ressenti, sa vision. C'est d'ailleurs aussi le principe même de la démocratie. Nous vivons ensemble en bonne intelligence… en principe... car il existe bien quelques exceptions… C’est la richesse de ces divers points de vue qui fait la qualité d’une démocratie. Mais chacun a son ressenti, son vécu, son opinion et c'est justement cela qui fait l'intérêt de la vie. Imaginez un monde où tout le monde penserait la même chose, agirait de la même façon, partagerait les mêmes convictions. Avoir un avis différent des autres est parfaitement admis en vertu de ce qui précède, par contre si cet avis dérange il est forcément polémique. Le terme polémique est donc directement associé à la "satisfaction du consensus mou". Il ne dépend pas de l'auteur de l'article, mais de ceux qui le lisent. Cependant, on peut toujours leur rétorquer que si cela ne leur plaît pas, rien ne les oblige à lire. Satisfaire en actes et en paroles le consensus mou, il y a longtemps que j’ai tranché, c’est clairement « non ». Je ne changerai pas sous prétexte de faire comme le plus grand nombre! C'est sans doute dû à l’éducation de mon père qui ne pratiquait pas l’Aïkido. C'est également cet enseignement que j’ai reçu plus tard de Me Tamura, lors de nos longues conversations en voiture et dans nos nombreuses apartés en dehors des tapis (relation Maître/élève). Les deux m’ont fait comprendre la chose suivante: « toujours être droit dans ses bottes… tant pis si ça dérange, ton objectif n’est pas de plaire… » Des pratiquants d'Aïkido qui passent leur temps à pratiquer des techniques de combat auraient-ils peur des mots ? N'y a-t-il pas en politique plusieurs partis, avec des sensibilités, des idées, des conceptions de la société qui leur soient propres et qu’ils ne partagent pas tous puisqu'ils essaient de traduire et d'inscrire ces idées dans la société. N'est-ce pas le fondement même de la démocratie ? Les Aïkidokas refuseraient-ils ce qui leur serait insupportable, à savoir un avis contraire au leur ? Il existe une constante: « Quand vous avez un avis qui dérange, ce n’est jamais la bonne manière de le faire, la bonne façon de procéder, vous n’êtes pas respectueux. L'imagination est fertile pour trouver des prétextes afin d'évacuer ce qui dérange ». Victor Hugo, Zola et bien d’autres moins célèbres ont eu ont eu le même problème, « c’est la nature du vulgaire nous dit la tradition »…N'est ce pas dans la nature humaine que de se voiler la face, dissimuler la réalité car nous sommes incapable de l'affronter ? Est-il donc possible d'enseigner sans avoir un avis ? La réponse est clairement non ! Enseigner est par définition un acte politique, c'est avoir un avis. Un professeur d'Aïkido qui n'a pas de position, qui est avec tout le monde et avec personne, cela n'existe pas. C'est simplement quelqu'un qui n'a pas le courage de ses positions ou bien un hypocrite. Il n'existe pas d'enseignement neutre. Enseigner c'est transformer. C'est avoir un avis sur ce qu'est un pratiquant d' Aïkido et comment il progresse sur la Voie. Si vous demandez un avis sur un sujet et qu'on vous le donne, vous avez toute latitude pour le partager, ne pas l'admettre, ne pas comprendre, néanmoins, si vous ne supportez pas la réponse, alors ne demandez pas d'avis. C'est parce que certains sont conscients qu'ils ne maîtrisent pas tout et qu'ils cherchent à évoluer qu'ils demandent des avis, s'informent et ensuite les adoptent ou les rejettent. C'est la base du progrès, c'est ce que nous confirme la sagesse orientale. « Le grand souci des politiciens vulgaires, c'est de s'attacher les hommes; ils se froissent, quand quelqu'un ne veut pas faire cause commune avec eux. Qu'ils aiment ceux qui sont de leur avis, et détestent ceux qui leur sont contraires, cela vient de ce qu'ils ne cherchent, en définitive, que leur propre élévation... Quand ils ont atteint l'objet de leur ambition, sont-ils vraiment supérieurs au vulgaire? Sont-ils utiles au pays? » La réalité dérange, ce n’est pas politiquement correct…la mort qui faisait partie de la vie jusqu’à notre époque est aujourd’hui cachée … l’air du temps… l’air du business… Pas nouveau me direz-vous, les contemporains de Lao-Tseu et de Confucius avaient le même problème. « La nature des êtres étant diverse, leur goûts ne sont pas les mêmes. Même entre hommes, il y a des différences, ce qui plaît aux uns ne plaisant pas aux autres. Aussi les anciens sages ne supposaient-ils pas à tous les hommes la même capacité, et n’employaient-ils pas n’importe qui pour n’importe quoi. Ils classaient les hommes d’après leurs œuvres, et les traitaient selon leurs résultats. Cette juste appréciation des individus, est condition de tout succès ». L’astuce classique des gens qui veulent évacuer ce qui les gène car avoir un avis dérange c’est de dire: « c’est polémique donc sans intérêt… ». Ce n’est pas sans analogie avec ce qui va être développé dans cet article: les grades, le Dojo, le Maître, l’importance de la notion de respect qui va au-delà d’un simple salut. Cela pose aussi la question suivante: Faut-il suivre, comme le font de nombreux professeurs, l’avis de n’importe quel débutant, parent de pratiquant… La tache du professeur n’est elle pas plutôt de le ramener dans la « Voie ». Selon le fondateur Morihei Ueshiba: « La Voie serait semblable à celle d’un sabre, un pas de coté et ce n’est plus la voie...». Faut- il ne rien dire ? Se taire et laisser agir ceux qui, du haut de leur incompétence et de leur ignorance, inventent des fonctionnements, des évaluations, des méthodes d’Aïkido et qui veulent les imposer à tous ? N' y a t-il pas une responsabilité du professeur vis à vis de sa discipline ?
Du fait de ses dissensions et de ses guerres fratricides l'Aïkido en France n'a pas le succès qu'il mérite. C'est d'ailleurs la définition de la guerre: « de pauvres gens qui se tuent et qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent très bien mais qui ne se tuent pas ». Pourtant si l'on reprend les bases de l’ Aïkido, un art de paix, cela ne devrait pas exister. N'est ce pas simplement un manque de respect de gens qui pratiquent aussi l'Aïkido et qui n'ont pas le même avis. C’est ignorer la loi du yin/yang vous diront les orientaux. Si la paume de la main existe, le dos aussi… Le milieu dans lequel évolue le pratiquant d'Aïkido est le dojo, son fonctionnement lui est propre. Dernièrement dans un dojo où se déroulait un cours de judo, j'ai eu la curiosité de lire la définition que les judokas lui donnent et le respect qu'ils ont pour leur discipline. Il est étonnant de voir à quel point ce terme a été trituré, dénaturé. Le dojo pour tous les pratiquants d'arts martiaux japonais qui ne font pas de judo en France, signifie le lieu où l'on étudie la Voie. Là aussi, on est frappé, lorsqu'on discute avec des pratiquants par la façon dont ils se présentent: « Monsieur untel X dan de telle fédération ...". C'est une curieuse façon de se présenter, une forme de discrimination à la française, il y a ceux qui en font partie et les autres. Sans doute des pratiquants qui n’ont jamais lu les fondements de la démocratie: liberté, égalité, fraternité, étonnant pour un art prétendu pacifique. Mais il est vrai qu' en dehors d’un besoin énorme de reconnaissance, appartenir à un groupe rassure. Cela témoigne de leur incapacité à supporter les différences, alors que les sciences orientales la recherche comme moteur de progrès. C'est étonnant pour un pratiquant d'Aïkido qui devrait parler de son dojo: “ le lieu où il étudie la Voie”, mais on le constate, ce qui est important, c'est juste son grade et sa fédération, la seule, la vraie ! La « fédération » à donc remplacer le « dojo » , (un club de la fédération..)
Pour un pratiquant d’ Aïkido traditionnel, le grade n’est jamais un objectif tout au plus la conséquence d’un travail, d’un engagement. C’est une chose personnelle qui n'intéresse que le professeur et l’élève et ne regarde pas les autres. Cela a peut être un sens dans un dojo précis mais aucun à l’extérieur du dojo car il n’existe pas de norme. Une dérive inévitable que l’on doit au fait que la fédération remplace le dojo, que les techniciens fédéraux remplacent le professeur, le Maître… Appartenir à une fédération ou à un dojo n’a donc pas les mêmes résultats, les mêmes effets, les mêmes objectifs, les mêmes techniques c’est faire autre chose… Dans la vie courante, avez-vous vu quelqu’un se présenter ainsi ? : « Monsieur Untel mécanicien ouvrier qualifié cap de mécanique de tel centre de formation ». Traditionnellement, se vanter est une preuve de faiblesse, le signe d'un ego démesuré, de vanité et d'orgueil, exactement l'inverse de l'attitude du pratiquant qui se veut modeste, humble étant donné le peu de choses qu'il connaît dans la voie "Do" et de l'immensité de ce qu'il lui reste à étudier et à maîtriser. D'un point de martial (du Budo), plus l’adversaire le croira inoffensif, plus ce sera facile. La maîtrise de son ego est un des premiers objectifs de la Voie « Do ». Il suffit de s’intéresser au zen, yoga ou à la religion pour voir à quel point sa maîtrise est fondamentale. Comment peut-on espérer pratiquer, rechercher le « Do » de l’Aïkido en faisant l’inverse, en évoluant dans un milieu fédéral qui développe l’inverse ? (postes, fonctions, grades et titres servant à attacher les gens avec du vent) . Judas n'a-t-il pas vendu le Christ pour 13 Deniers ! Vous avez là, le prix de l'Aïkido en France. Cette attitude incompatible dans un dojo traditionnel est malheureusement devenue une banalité, une réalité quotidienne. C'est sans doute pour cela qu'un pratiquant français ne vous parle jamais de son dojo. Ayant eu l’occasion de participer à un gala d’arts martiaux, j’ai pu constater cela avec le kendo. C’est absolument ahurissant, pas un des pratiquants ne produit la moindre technique sans qu’on ait lu son palmarès au complet. Dans un dojo c’est le Maître qui enseigne, c’est lui qui est le seul à connaître la Voie et sait de quoi il parle. 90 % des pratiquants français d' Aïkido ne vous parlent jamais de leur Maître car ils n'en ont pas, tout au plus suivent-ils des techniciens fédéraux, régionaux etc... S’ils ne vont pas à leurs stages: « pas de grade »… la punition suprême… Dans l'historique du fondateur de l'Aïkido, que tout pratiquant a lu un jour, quel qu'en soit la version, on apprend que Maître Ueshiba a reçu son « menkyo » de la part de son Maître Takeda. Il n’a jamais été question de grade Dan. Tout le monde sait que ces ceintures de couleurs sont une invention des judokas mise en place par Maître Kano pour se démarquer des anciennes écoles traditionnelles de Ju-Jutsu qui utilisaient le système Menkyo (certificat de transmission) pour la progression de leurs pratiquants. Vers la fin des années 20 à Londres, le centre européen de Judo, dirigé par Gunji Koizumi, élabora un système de couleur pour les Kyu, système inspiré du billard anglais. Ce système sera ensuite repris et perfectionné par maître Kawaishi Mikinosuke installé en France en 1949, les judoka en sont d’ailleurs très fier. Il semble donc que les délires d’ignorants s’imposent au détriment des gens qui connaissent réellement. Le dilemme est le suivant: Faire plaisir au consommateur pour se développer en nourrissant ses fantasmes ou avoir moins de monde et garder à l’Aïkido sa spécificité, son originalité, son sens. Faut- il s’étonner ensuite que le consommateur reproduise ce qui l’a valorisé et lui a donné un pouvoir sur certains gogos encore plus nuls ? Non. Le pratiquant, celui qui connaît, ne peut donc pas faire n’importe quoi. Non seulement il respecte autrui mais il commence par respecter sa discipline. Le respect n’est donc pas une simple affaire de salut esquissé rapidement souvent limité à un hochement de tête. Cela va plus loin, beaucoup plus loin. Il s’agit de ne pas galvauder sa discipline pour des besoins mercantiles ou satisfaire sa paranoïa… Et là on retrouve ce qu’on voit affiché dans les dojos par d’autres arts martiaux mais que l’on ne voit jamais appliqué, c’est d’ailleurs pour cela qu’on les affiche. Quelle est donc l’éthique de l’ Aïkido ? Ma pratique, mes actes, mes actions sont-elles conforment à celle-ci ? En l’ignorant est-ce que je ne contribue pas à détruire l’Aïkido ? C’est un paradoxe: par mes actions, je détruis ce que je cherche à acquérir. Fait-on de l’Aïkido pour changer ? Être quelqu’un de meilleur ? Ou se sert-on de l’Aïkido pour alimenter ses mauvais penchants. Autrement dit au lieu de changer soi- même, sens du terme « Do » et de l’enseignement du fondateur, préfère-t-on ne pas changer mais plutôt changer l’Aïkido qui devient alors, l’outil destiné à nourrir nos bas instincts ? C’est ce qui décidera de l’avenir de l’ Aïkido et c’est de la responsabilité de chaque pratiquant. D'ailleurs le nom du pratiquant est montei monka monjin, cela signifie: l'élève qui est devant la porte du Maître (pas des techniciens) et qui demande à entrer dans le dojo (pas la fédération). Ce qui veut dire que ce n'est pas une obligation. Maître Chiba par exemple resta plusieurs jours devant la porte du dojo de Maître Ueshiba avant qu'on le laisse rentrer dans le dojo. On peut aussi en sortir très rapidement et être éjecté de celui-ci à tout moment. C'est d'ailleurs le sens, quand vous êtes en retard de votre demande à monter sur le tatami. On se rend bien compte que la plupart des pratiquants en France, soit ignorent tout de ces bases fondamentales et font exactement l'inverse, soit n'en ont rien à faire sous prétexte de modernisme et comportements moyenâgeux qui n'ont plus lieu d'être en France au XXIe siècle.
quand on ne parle pas "d'amour" et de concepts judéo-chrétiens, cette définition est-elle correcte et est-elle le reflet de ce qui se passe ? Bien que pour moi cette définition couramment donnée ne soit pas la bonne, force est de constater qu’en pratique, on fait exactement l’inverse. La plupart des pratiquants d’Aïkido n’appliquent pas ce qu’ils disent et se livrent à des guerres de pouvoir depuis un demi-siècle pour normaliser l’Aïkido, ce que le fondateur s’est toujours refusé de faire. Pitoyable spectacle… Il faudrait tous être blancs, avoir le même avis, tous pratiquer la même chose normalisée ? Est-il possible de normaliser un Art ? Avez-vous une peinture, une cuisine française, une musique normalisées? Si c'était le cas seraient-elles intéressantes à étudier ? Là encore pourquoi les pratiquants d'Aïkido ont-ils un fonctionnement et un langage de sportif alors qu'ils prétendent faire un art martial qui se situe à l'inverse du sport comme l'a si bien dit le fondateur ? Sont-ils sourds, ne l'ont-ils pas lu ? Ou bien, tout simplement, du haut de leur vanité, pensent-ils que ces comportements moyenâgeux n'ont pour eux aucun intérêt et qu'il faut leur substituer des concepts sportifs en vue de compétitions futures ? En le faisant ne dénature-t-on pas la discipline en remplaçant un fonctionnement propre à l'Aïkido par un fonctionnement qui, lui, ne l'est pas. La tendance tend à normaliser l'Aïkido, mais qui peut prétendre détenir la norme dans ce domaine et vouloir l'imposer au monde entier ? (voir les comptes rendus des derniers congrès mondiaux). L'orgueil comme la bêtise n'a aucune limite. C'est ce qu’ont fait d'autres sports martiaux japonais comme le judo, le karaté, le kendo avec les résultats que tout le monde connaît... compétition oblige, il faut bien pouvoir comparer les performances; elles doivent donc être simplistes voir caricaturales de façon à être comprises par un non pratiquant devant sa télévision et se dérouler dans les mêmes conditions afin de pouvoir comparer les compétences physiques de chaque compétiteur. Est-ce là, la Voie du Judo et du Karaté ? En quoi cela peut-il intéresser l'Aïkido ? La Voie est-elle de comparer les compétences physiques de chaque pratiquant afin de savoir qui a le plus gros ego et mérite le titre de champion du monde ? Surtout quand on sait que l'ego représente le plus gros obstacle à surmonter lorsqu'on chemine en direction du "Do", ce ne sont pas les enseignements zen et leurs implications dans le monde martial qui manquent à ce sujet car la démarche est identique, un guide pour tout un chacun. Tout faire pour que l'Aïkido devienne un sport, est-ce cela qu'à voulu le fondateur ? « Me Ueshiba n’expliquait pas tout ce qu’il faisait; il donnait une direction et c’était à chacun de faire la démarche nécessaire pour trouver sa voie. » Les élèves de Maître TAMURA, ceux qui se disent proche de son enseignement, agissent-ils conformément à ce qui précède ? Est ce polémique de dire ce que tout le monde peut constater ? Est ce une fatalité, une spécificité française ou une carence de l'enseignement et une perte des repères fondamentaux ? Est ce une autre vision, acceptée par tous ?Le consensus mou est-il un modèle, une autre sensibilité de l'Aïkido ? Là encore on voit avec quelles difficultés un pratiquant français a de la peine à suivre l’enseignement du Fondateur de l’Aïkido. Pourquoi ? Quel est l'intérêt de ne pas lui rester fidèle? Parce que sa vie, depuis sa plus tendre enfance est organisée à l’inverse, alors il met dans l’Aïkido ce qu’il connaît, ce qu’il vit tous les jours, reproduit une caricature du fonctionnement de l’Education Nationale elle-même en échec alors qu’elle n’a rien à faire en Aïkido et que c’est contraire à la démarche du fondateur. Allons dans le sens du courant c’est tellement plus facile. Mais finalement n’est-ce pas un manque de respect envers l’œuvre du Fondateur ? Ne parlons pas de ses successeurs qui se bornent au clonage de techniques stéréotypées vides de sens. « La voie de l'Aiki est sans limite: Je ne suis moi-même et toujours qu'un pratiquant » (le Fondateur avait alors 80 ans). Pourquoi ne se disait-il pas X dan de telle fédération ? On comprend qu'il n'aie pas voulu déclarer fini l'Aïkido mais qu'il aie laissé à d'autres la place pour aller plus loin. Il n'allait pas imaginer un instant que des pratiquants d'Aïkido puissent se doper ! Son petit fils fait d'ailleurs parti de la commission mondiale anti-dopage. L'Aïkido est-il devenu un sport sans qu'on le sâche ?
En France, ce sont tous ceux qui prétendent évaluer la compétence des gens, tous ceux qui prennent des décisions sur l’organisation de l’Aïkido et qui veulent en faire une règle universelle applicable à tout le monde même à ceux qui ne partagent pas leur avis. Alors le respect se borne t-il à un simple salut ou est ce que cela va beaucoup plus loin ? N'est-il pas un indicateur de l'évolution du pratiquant dans sa discipline, dans sa recherche du « Do » ? L’attitude correcte pour un Maître d’Aïkido est de proposer sa vision de la Voie jamais de l’imposer. Le Fondateur n’a jamais imposé sa conception de l’Aïkido. Il l’a mise à disposition. Le Bodhidharma, le Chist, ont-ils imposés leur religion ? Non. Mais les héritiers, oui, ils ont même déclenché des guerres pour cela, pendant des siècles !! On y adhère parce qu’elle séduit, qu'elle nous intéresse parce qu'elle est originale et que nous n’avons rien de semblable dans notre culture et non pas parce qu’on nous l’impose. Or, cette façon de faire commence avec le premier héritier qui a bénéficié des liens du sang, qui ne sont malheureusement pas un gage de compétence. Mais un chef d’entreprise cède ses biens à sa famille, c’est normal. Il y avait pourtant des élèves du fondateur beaucoup plus avancés que lui dans la Voie, mais ils n’étaient malheureusement pas de la famille, ceci, personne n’en parle jamais. Voilà une décision lourde de conséquence à prendre pour un pratiquant d’Aïkido: continuer la Voie du fondateur avec pour objectif la connaissance de soi-même ou développer un Aïkido business et trouver une place dans l’entreprise Ueshiba et fils…. SARL fondée en 1949… ayant comme objectif la logique commerciale et mercantile. Est-il polémique d’avoir un avis sur le sujet, ou y a-t-il une censure ? Cela est important car sous le terme Aïkido on ne parle plus de la même chose, on n’y fait pas la même chose ce n’est pas une autre vision mais l’utilisation de l’Aïkido à des fins commerciales qui n’a aucun rapport avec l’idée du Fondateur et ses objectifs. C’est même anti « business » car un consommateur préfère un produit de qualité. L'Aïkido business ne date d'ailleurs pas d'aujourd'hui, je me rappelle dans les années 80 lorsque j'ai sorti le Traité Didactique d’Aïkido Traditionnel, le PDG de Chiron de l’époque, dans son bureau m’avait dit: « votre livre est assurément le meilleur, j’en ai marre de ces aïkidokas qui m’amènent leur photos de vacances en me disant voilà un livre sur l’Aïkido. Seulement il a un gros défaut: il démystifie l’Aikido et les gens ont besoin de croire à ces « conneries » car c’est bon pour le business… » Comme l’avait si bien dit Kishomaru Ueshiba « ce que fait mon père (le fondateur) est trop compliqué » (sans doute pour lui) il faut le simplifier… le problème c’est qu’à force de simplifier on obtient une esquisse, une caricature vide de sens. Normaliser c’est faire exactement l'inverse d'un art, il n'y a rien de plus pauvre et de plus inintéressant. Quand ce n’est plus qu’une gestuelle sans éthique ni objectifs, c’est la porte ouverte aux compétitions. Alors pourquoi autant de pratiquants d'Aïkido perdent-ils leur temps à vouloir normaliser leur discipline ? On ne peut qu'imaginer la réponse… ils veulent se comparer, autrement dit, faire de la compétition inavouée avec les autres afin de pouvoir dire: « je suis le meilleur ». Là encore est-ce cela qu’a voulu le Fondateur ? Il est vrai qu’avec la compétition, ce serait l’ère de l’argent roi. Parmi les élèves d' O Senseï, aucun n’était semblable, chacun avait sa vision de l’Aïkido et l’on suivait celui qui nous intéressait, personne n' imposait un Maître à un autre, on choisissait… Aujourd’hui c’est l’inverse qui se produit, tout le monde doit faire la même chose (des clones du petit fils Ueshiba il n’y a que le passeport qui est différent, et on n'a pas le choix, ça sent bon la compétition !!! Pour moi, au risque de me trouver un peu seul, la réponse est non ! Les orientaux et notamment ceux qui pratiquent un « Do », enseignent la notion omote/ura, encore un fondement de l'Aïkido très mal compris par les aïkidokas qui font des listings de techniques « omote et ura » destinés à montrer leurs compétences, alors qu’ils démontrent l’inverse en le faisant, encore un paradoxe difficile à évacuer…. « Dans la pratique, aussi longtemps qu’il y aura 2 mouvements dans son esprit, l’aïkidoka sera dans la situation d’apprentissage. Le jour où il sentira et comprendra qu’omote et ura ne font qu’un, il aura réalisé un des objectifs de l’aïkido : l’unité ». Pourquoi faut-il faire exactement l'inverse pour prouver sa compétence ? Pourquoi ce qu'il a enseigné pendant plus de 40 ans n'a pas été assimilé ni pratiqué par ses plus proches élèves, alors qu'il l'a enseigné et même écrit ? Il est donc normal que dans la même logique, ils veuillent imposer un fonctionnement. Étonnant quand les mêmes pratiquants d'Aïkido enseignent qu’il faut respecter son partenaire, le saluer etc… sont-ils crédibles en faisant constamment l’inverse dans la pratique ? "faites ce que je dis mais pas ce que je fais". D'où le spectacle lamentable et indigne auquel tout le monde assiste depuis un demi-siècle et qui donne vraiment une mauvaise image de l'Aïkido et freine son développement. Les différences sont justement une richesse pour notre discipline et c’est aussi profondément humain. Nous sommes tous différents. Il y aura toujours une version qui plaira aux uns et déplaira aux autres mais globalement chacun trouvera une version qui l'intéresse et globalement l'Aïkido progressera. Comme en musique, il existe diverses approches: le rock, la musique classique, baroque etc… Un pratiquant d'Aïkido ne doit donc pas se battre pour unifier tout ça, mais au contraire faire l’inverse et veiller à ce que ces différentes approches existent. La richesse martiale du Japon est liée à cette liberté, ces différences. Autrement dit comme sur le tatami, on doit respecter son partenaire même s'il ne partage pas toutes vos convictions. Ne sommes-nous pas en train de détruire l'œuvre du Fondateur de l'Aïkido en croyant bien faire ? « Dans les dojos d’autrefois quand vous franchissiez la porte (Nyumon) vous scelliez votre engagement de votre sang, vous juriez de ne jamais trahir ni le maître ni la voie ».
L' aïkidoka français, la plupart du temps n'agit pas comme un aïkidoka dans le dojo, le milieu naturel qui est le sien. C'est pourtant si simple, si facile, si basique: un Dojo, un Maître, la Voie… les piliers sur lequel s'appuie théoriquement n'importe quel pratiquant d'Aïkido s'il veut mériter ce statut. L’Aïkido a donc besoin d’un cadre qui lui convient. Ce cadre est parfaitement défini par le fondateur et le fonctionnement d’un dojo. L’Aïkido, parce qu’il évolue en France et au XXI ème siècle, n’aurait-il plus besoin d’évoluer dans la structure qui l’a vu se développer ? Serait-ce dû à l'effet bénéfique du progrès ? Cette fuite en avant ne risque-t-elle pas de le faire disparaître pour en faire autre chose que ce que le Fondateur a créé ? Comme nous l'enseigne le yin/yang (omote/ura), si l'on va trop à l'Ouest on se retrouve à l'Est...

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Alain Peyrache ne court pas après les revues. Il accepte parfois de répondre à une interview... Il dit toujours ce qu'il pense, tant pis si cela déplait, une question d'éthique pour lui. C'est pour cela qu'on l'apprécie ou qu'on le déteste...

2 sites anti-arnaques à connaitre :

Un constat : le courage n'est pas une qualité dominante dans les arts martiaux...
On s'occupe de soi et le reste...
Mais trop c'est trop, des pratiquants visiblement étrangers ont mis leur temps et ces sites à disposition. On ne peut que les remercier. De magnifiques exemples bien réels de ce qui précède et que vous allez trouver bien fade par rapport à la réalité.



Alain Peyrache sensei: son parcours à Lyon Villefranche Tassin

Histoire d’un homme, d’une recherche, d’une pratique… sur la voie de l’aïkido qui débute en région rhône alpes

1964 : Alain PEYRACHE à 14 ans et découvre l’aïkido

Sempai Kohai dojo Bourg en Bresse
Alain Peyrache sensei »

un peu par hasard, encouragé par un de ses amis ; il pratique alors dans le dojo d'un élève d' André NOCQUET.

Poussé par une soif de connaissance qui accompagnera tout son parcours, il suit Gérard DESCOLLONGES, l’un des assistants de son professeur, dans les stages des plus grands élèves de Maître Ueshiba, fréquentant ainsi les Maîtres Nakazono, Tada, Tamura, Noro, Asai… il aura l'occasion de travailler avec presque tous les élèves directs du fondateur de l'aïkido.
Aucun de ces maitres à l'époque n'est établit de manière durable, il est donc difficile de choisir un maitre, il faudra attendre la venue de Me Tamura.

En quelques mois, pourtant très jeune 13 ans il prend conscience que le discours de son professeur,
qui ne cessait de se dire:
"élève du seul représentant légitime, de la seule fédération reconnue, était fort loin de témoigner d’une attitude juste et honnête.... ".

Il apprendra plus tard que c'est le discours habituel des incompétents qui cherchent par tous les moyens à crédibiliser leurs délires.
Celui qui est compétent n'a jamais ce discours.
Sa compétence se voit.

La première année où il pratique il apprend donc que l'aikido est peuplé d'escrocs et d'arnaqueurs en tous genres.
Un bon jugement est donc une qualité essentiel pour le pratiquant

si on confie son avenir en aïkido à n'importe qui...
il est logique qu'on fasse ensuite n'importe quoi...

Ce fut là, l’occasion de sa première leçon d’aïkido : ne se fier qu’à son propre jugement. Il devient en 1965 uchi deshi de Gérard DESCOLLONGES, lorsque ce dernier ouvre son propre dojo.



1967: Suite à une grave blessure de son professeur,

Alain Peyrache se retrouve responsable du dojo.
Il se forme par ses propres moyens et enseigne dans des conditions difficiles ; motivé, il parcourt 30 kilomètres à vélo, par tous les temps, pour pratiquer l’aïkido dans une salle sans chauffage.

Parallèlement, il étudie la médecine chinoise et engage des recherches philosophiques. Chaque fin de semaine, il sillonne les routes pour travailler avec l’ensemble des élèves du fondateur de passage en France et en Europe.

A l’intérieur du dojo les relations sont difficiles. L’aïkido étant une section d’un club de judo, qui regarde d’un mauvais œil le développement d’une discipline concurrente, il comprend qu’il ne sert à rien de lutter contre des moulins à vents et créé son propre dojo en 1970, en achetant un tatami à crédit.

Ce fut sa deuxième leçon d’aïkido :

pour atteindre un objectif, il faut croire en ce que l’on fait et mettre toute son énergie dans sa démarche, sans jamais s’abriter derrière des prétextes fallacieux, par exemple dire ne pas avoir de bons diplômes, pour expliquer ses échecs.

Pendant cette période, il se forme à l’esprit véritable des arts martiaux : apprendre à identifier ses erreurs, pour ne plus jamais les reproduire. Découvrant le sens profond de l’aphorisme oriental « huit fois par terre, neuf fois debout »,

il comprend qu’on ne peut progresser que sur la voie du discernement : savoir ce que l’on cherche, se situer constamment du côté de la cohérence, ces principes éthiques deviennent sa véritable ligne de conduite.

1973 : Il participe activement

à toutes les initiatives qui visent à donner à l’aïkido un fonctionnement autonome, distinct du judo.

Il entre sous la direction de Maître Tamura au comité directeur de l’ ACFA (Association Culturelle Française d’Aïkido), puis à l’ UNA (Union Nationale d’Aïkido), structure représentant la 1ère tentative de réunification des différents groupes de l’aïkido français.

Il occupe alors différents postes:

  • membre de la commission enseignement,
  • du comité national des grades,
  • du comité directeur,
  • délégué technique régional de Bourgogne.

1982-1988 : Suite à des désaccords avec la Fédération de judo,

Alain Peyrache se dépense sans compter aux côtés de Maître Tamura parti de l’ UNA, pour mettre en place la FFLAB ;

usant pour se faire de sa profonde connaissance de l’ensemble des rouages fédéraux, qu’il met à profit pour permettre le développement de l’esprit véritable de la pratique.

Beaucoup de pratiquants et de professeurs pourtant ne veulent pas rallier la FFLAB, pensant bien plus à leurs propres intérêts, qu’aux intérêts de leur discipline ;

ainsi sous l’impulsion de quelques uns, certains acceptent de se remettre sous la coupe du judo, pour constituer la 2F3A.

Ce fut sa troisième leçon: "Le milieu est aussi important que ce qu'on y fait"

puisqu’elle conditionne l’essence même de la discipline ; dès lors, à vouloir faire de l’aïkido dans un cadre sportif qui lui est fondamentalement inadapté, on ne peut que détériorer cet art, pas à pas mais inéluctablement, jusqu’à le perdre entièrement.

Malgré l’insistance des dirigeants FFLAB , il refuse la présidence de la Commission Nationale des grades, restant d’une fidélité sans faille à l’esprit du dojo traditionnel.

C’est à cette époque qu’il rédige le Traité Didactique d’aïkido.

Son Curriculum parle pour lui : Membre du comité directeur des toutes les fédérations françaises historiques: ACFA UNA FFLAB Membre du comité national des grades RTN responsable technique national etc. En 1984, il y a donc 34 ans, il était l'un des tout premiers sixième dan Français. Brevet d'État deuxième degré, Diplômé du centre mondial d'aïkido de Tokyo (dojo du fondateur de l’Aïkido),

1988-1994 : Le succès de la FFLAB attire nombre d’opportunistes,

en mal de pouvoir et de reconnaissance. Les politiciens prenant davantage de pouvoir que les pratiquants, Alain Peyrache constate que tous ses efforts pour un aïkido traditionnel ont été gaspillés.

Devant les dérives de la FFLAB qui perd son « L », symbole de liberté, la FFLAB n’est plus libre, il démissionne de toutes ses fonctions.

Lassé de voir tant de pratiquants prêts à vendre leur maître pour satisfaire leur ego, il retourne enseigner dans ses dojos lyonnais et continue, à titre privé, d'assurer des stages dans toute la France et en Europe, à la demande de ses nombreux amis.

Il profite de ce temps pour faire le bilan de tout ce passé et notamment pour réaliser combien une structure peut être décisive sur l'avenir d'une discipline (cf. son ouvrage : " Fédérations et tradition ").

Durant cette période, il réfléchit et capitalise toute son expérience, il relève ainsi de nombreuses incohérences à la fois techniques mais aussi pédagogiques, tel l’enseignement axé sur la reproduction « singée » du mouvement sans rapport avec la réalité et sans développement autonome du pratiquant. Il constate également l’incompréhension des grades et leur exploitation dénaturée, les dérives sportives voire compétitives de la pratique…etc.

Méditant sur les bases mêmes de l'aïkido, sa recherche le conduit à dépouiller la discipline de tous les gestuels superflus, voir inutiles, souvent inventés par des " experts " japonais en quête de reconnaissance et de distinctions. Il redonne ainsi à l'aïkido, par des gestes précis et courts, son caractère martial et tout son sens, ainsi que l'avait créé le fondateur.

1994 : Après plusieurs années de réflexion

et avec le soutien de nombreux professeurs Européens lassés des institutions et des dérives Fédérales, Alain Peyrache créé L'EPA (Ecole Promotion Aïkido) à BRUXELLES ; pari un peu fou, lorsque l’on sait que nombre d’aïkidokas ambitieux vont au Japon pour avoir l’estampille japonaise… .

Conscient de la dimension limitée d'un aïkido National, (alors qu'O-Sensei en rupture avec le nationalisme japonais, enseignait la dimension universelle de son art et demandait à ses élèves de la diffuser à travers le monde),

Alain PEYRACHE a voulu d'emblée donner un siège européen à l'EPA. L’EPA se place dans un courant radicalement différent de celui proposé dans les structures fédérales existantes et sa création est née de la volonté profonde de conserver à l’aïkido sa pureté, sa philosophie en dehors des luttes pour le pouvoir et l’argent.

C’est aussi le choix de la liberté individuelle, on adhère à une conception de l’aïkido, à sa pratique et non à un système ou à une structure.

2001 : Création de ISTA (International School of traditionnal aïkido)

Cette structure accentue encore les échanges d'expériences impulsés par Alain PEYRACHE et son rôle fondamental dans le développement de cet aïkido universel, débarrassé des arrivismes nationaux, souhaité par le fondateur.

Depuis 1967 Alain Peyrache n’a de cesse de dispenser son savoir, à la fois unique et précieux, s’appuyant sur une profonde connaissance de la pédagogie. Chaque cours est structuré, développe une idée, est axé sur une progression.

Si l'étude technique est précise et rigoureuse pour ne pas dénaturer l'aspect martial de l'aïkido, il s'attache aussi, et avant tout, à mettre en évidence les principes de base qui sous-entendent ces techniques.

Un enseignement digne de ce nom

ne doit pas se poser uniquement la question des moyens, mais aussi des finalités : pratique efficace tout à fait capable d'apporter des solutions crédibles à des attaques réelles, séances adaptées pour apporter convivialité et plaisir à l'opposé des pratiques " intégristes " proches des pénitences imposées dans les sectes pour la domination des sujets, élimination des exercices traumatisants au profit de ceux qui permettent de protéger et fortifier le corps, incitation permanente à se dégager du modèle de l'enseignant ou des normes imposées par les " catalogues " nationaux pour trouver ses propres techniques en rapport avec sa morphologie, son tempérament

Les élèves d'Alain PEYRACHE se distinguent par

leur autonomie et leur capacité à rejeter toutes les pratiques sectaires et assujettissantes. Un sens critique aigu, la sincérité de sa recherche ont ainsi permis à Alain Peyrache d'éviter les principaux écueils qui ont hélas dénaturé l'enseignement des arts martiaux:

  • déviation sportive et musculaire,
  • déviation commerciale,
  • déviation mystique/sectaire.

Son intransigeance dans ce domaine ne lui a pas toujours valu que des amis; il est même curieusement écarté des historiques qui fleurissent aujourd'hui sous la plume de ses anciens élèves ou collègues.

Suivre Alain Peyrache dans son exigence et sa rigueur est une voie difficile et d’une grande richesse.

Profond connaisseur de la tradition orientale, expert en thérapies traditionnelles chinoises et en acupuncture, il s’investit de toute sa personne dans ce qui fait l’essence de la pratique, ne perdant pas son temps à distribuer des gratifications inutiles à ses élèves, mais sans user de jargons pseudo ésotériques incompréhensibles, il met à la portée de ses élèves une technique d’une extrême pureté avec simplicité et efficacité.

La voie qu’il enseigne est avant tout un apprentissage de l’autonomie.

De nombreux dojos dans le monde porte le nom d'Alain Peyrache comme Pontarlier
(1)

(1) Alain Peyrache reçoit ici à Bordeaux la médaille de la ville lors d’un stage franco espagnol qu’il dirigeait, des mains de Pierre Garmendia, député socialiste de la Gironde, délégué aux relations franco-espagnoles à l’assemblée. à droite d’Alain Peyrache, son élève M. Truffault, cadre de haut niveau de l’armée française, Guy Bonnefond (5 mandats de président de la fédération française d’aikido et président de la fédération mondiale d’aikido), le président de la fédération d’aïkido espagnole.